La pandémie Covid-19 mène le monde vers une crise d’emploi

L’émergence de la pandémie du Covid-19 à a engendré à travers le monde une crise socio-économique désastreuse. Certains pays ont vu leur taux de croissance chuter vertigineusement, d’autres ont vu leurs exportations approcher du zéro, tandis que d’autres encore s’apprêtent à vivre une crise de l’emploi sans précèdent.

Maroc : une croissance de 10,5% au premier trimestre 2020

Le Haut-Commissariat au Plan a publié les dernières statistiques qui se rapportent au taux de chômage national, ce dernier qui a connu une augmentation très significative, estimée à 10,5% au premier trimestre de l’année 2020, contre 9,1% au premier trimestre de l’année dernière.

Les récentes données du HCP représentent un nombre total de 208.000 chômeurs, dont 165.000 sont issus du milieu urbain et 43.000 issus du milieu rural. Quant à la population active en chômage elle est estimée à 1.292.000 de chômeurs, toujours en comparaison entre le premier trimestre de l’année et celui de l’année dernière.

Malgré l’augmentation du volume de l’emploi, qui est passé de 10.880.000 au T1 de 2019 à 10.957.000 emplois au T1 de 2020, ce volume a reculé par rapport à la même période de l’année précédente de 0,3%, en passant de 41,5% à 41,2.

Ce recul est justifié par l’arrivée du Covid-19 sur le territoire marocain et qui a touché plusieurs secteurs, principalement le secteur touristique, ce qui menace les emplois dans plusieurs sites et d’établissements.

Pandémie « Covid-19 » et Crise économique

Tous les pays du monde mettent en place un bon nombre de dispositifs, de nouveaux décrets, financent plusieurs projets et accordent des subventions immenses, dans le but de préserver les emplois et les entreprises. L’objectif premier de tous étant de maintenir le pouvoir d’achat des ménages, préserver les activités économiques majeures et lutter contre le chômage et la précarité.

Le coronavirus a freiné la roue économique mondiale et a affecté la majorité des pays du globe. La fermeture des aéroports a immobilisé les pays et les a isolés brusquement engendrant au passage, l’arrêt de travail temporaire du personnel navigant, technique, commercial et tous l’écosystème du secteur aérien, maritime. La suspension des vols nationaux et internationaux a gelé les flux d’importation et d’exportation menaçant la sécurité financière des grandes entreprises qui opèrent dans ces secteurs.

La pandémie a également généré une crise sociale et humanitaire sans précèdent. En effet l’application du confinement comme mesure de sécurité pour contrer la propagation du Covid-19 a mis en péril la situation financière des travailleurs du secteur informel, qui représentent actuellement 1,6 milliard de personnes à travers le monde. Cette catégorie de travailleurs a vu sa productivité chuter à cause de la pandémie, et a vu ses revenus baisser, en moyenne, de 60% : 81% en Afrique et dans les Amériques, 21,6% en Asie et en Pacifique et 70% en Europe et en Asie centrale, selon l’OIT, qui prévoit que la moitié des travailleurs du secteur informel est susceptible de perdre son emploi.

Pandémie « Covid-19 » et Chômage

Comme le Maroc, de nombreux pays, ont subi une augmentation du taux de chômage à cause de la pandémie Covid-19 comme les États-Unis, de la France et de l’Espagne.

En ce qui concerne les États-Unis, Le nombre de personnes sans emploi est passé de 15,9 millions à 23,1 millions, cependant, le nombre de personnes qui occupent un emploi à temps partiel pour des raisons économiques a doublé, et a atteint 10,9 millions, outre 3 millions de personnes qui ont exprimé leur demande pour bénéficier des aides financières et indemnités accordées par l’État américain. Des données qui font accroitre le nombre de chômeurs aux USA à plus de 33 millions de personnes, et des recherches ont approuvé que le taux de chômage est susceptible d’atteindre les 20%.

En France, et sur le premier trimestre de l’année, le nombre de chômeurs a connu une augmentation de 0,7% dans tout le pays, un chiffre qui devient en réalité plus impressionnant quand on le réfère au mois de mars, où le chômage a augmenté de plus de 7,1%. Des résultats qui ne seront pas facile à rattraper même après la fin de la période du confinement. Quant à l’Espagne, qui est actuellement le deuxième pays le plus impacté par la pandémie, le Fonds Monétaire International (FMI) prévoit une chute de 8% du PIB du pays, associé à un probable taux de chômage qui pourrait atteindre les 20%.

Des chiffres qui font certainement peur, dans la mesure où il serait difficile pour tous les pays du monde touchés par le coronavirus de se rattraper, et de réduire facilement les taux de chômage qui continueront de grimper les mois à venir.

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